Le véhicule double commande exigé pour l'examen pratique VTC
Pour l'examen pratique VTC (T3P), le règlement impose un véhicule assuré, à jour du contrôle technique, équipé d'une double commande, de doubles rétroviseurs intérieurs et extérieurs et de quatre portières.
En bref. Pour l'examen pratique VTC (T3P), le règlement impose un véhicule assuré, à jour du contrôle technique, équipé d'une double commande, de doubles rétroviseurs intérieurs et extérieurs et de quatre portières. Il n'a pas à respecter l'arrêté du 26 mars 2015 sur les voitures exploitées en VTC. Le jury vérifie l'état général du véhicule avant le départ. Un véhicule non conforme entraîne l'ajournement du candidat, sans que le passage soit décompté.
Mis à jour le 15 octobre 2026 · Rédigé par l'équipe Cenia Rent, qui accompagne des candidats dans les centres d'examen d'Île-de-France chaque semaine · Sources en fin de page.
Ce que dit le règlement : les cinq exigences
L'article V.1 du règlement liste ce que le candidat VTC doit présenter le jour de l'épreuve pratique. Pour le véhicule, il exige « un véhicule assuré, à jour de son obligation de contrôle technique, équipé de double commande » et « de double rétroviseurs intérieurs et extérieurs, de quatre portières ». Cela donne cinq conditions :
une assurance en cours de validité ;
un contrôle technique à jour ;
une double commande, c'est-à-dire un second jeu de pédales côté passager ;
des doubles rétroviseurs intérieurs et extérieurs, côté conducteur et côté passager avant ;
quatre portières.
Le candidat présente aussi le certificat d'immatriculation du véhicule. Le règlement ne dit rien de la marque, du modèle, de l'âge, de la couleur ni de la boîte de vitesses. Un candidat en situation de handicap présente un véhicule adapté, selon l'article VIII.
Ce que le règlement n'exige pas
L'article V.1 ajoute une précision propre aux candidats VTC : « Le véhicule peut ne pas correspondre aux normes de l'arrêté du 26 mars 2015 ». Cet arrêté fixe les caractéristiques des véhicules utilisés par les exploitants de VTC en activité. Le véhicule d'examen n'a donc pas à les respecter. Une voiture d'auto-école ou un véhicule de location équipé convient, même s'il ne pourrait pas servir à une activité VTC.
Par comparaison, le candidat taxi doit en plus présenter un taximètre homologué, un dispositif lumineux, une imprimante connectée au taximètre et un terminal de paiement. Rien de tout cela n'est demandé au candidat VTC.
La boîte automatique n'est pas exigée. Le règlement n'impose pas non plus de mention particulière sur le certificat d'immatriculation, ni de panneau sur le toit. Les seuls points contrôlés sont les cinq exigences ci-dessus et l'état général du véhicule.
La vérification du véhicule avant le départ
Selon l'article V.2, avant le début de l'épreuve pratique, « le jury ou un représentant de la CMA vérifie les documents présentés par le candidat ainsi que l'état général du véhicule ». Seuls le candidat, le jury et les représentants de la CMA sont admis sur le site d'examen.
Les documents du véhicule à présenter dépendent de sa provenance :
dans tous les cas, le certificat d'immatriculation ;
en cas de location, l'attestation d'assurance en cours de validité au nom du loueur, avec le numéro d'immatriculation, et le contrat de location au nom du candidat ou la facture acquittée ;
dans le cadre d'une formation, une attestation du centre attestant la mise à disposition du véhicule.
La liste complète des pièces du jour J, pour le candidat et pour le véhicule, est détaillée dans le guide des documents à présenter avec un véhicule de location. Une fois les vérifications faites, le jury propose au candidat de régler le véhicule au moment le plus approprié, selon l'article V.4.
Véhicule non conforme : un cas d'ajournement sans note
L'article VI, 3°, prévoit que le jury « se réserve le droit d'ajourner le candidat si toutes les conditions ne sont pas remplies », et cite en premier le véhicule non conforme, puis la non-présentation des papiers. Dans ce cas :
le jury rédige un procès-verbal ;
le candidat qui veut se représenter règle de nouveaux frais d'inscription, 118 € en Île-de-France pour l'épreuve d'admission seule ;
aucun passage ne lui est décompté, puisqu'il n'a pas présenté l'épreuve.
Un véhicule sans double commande, sans second rétroviseur ou dont le contrôle technique est périmé relève de ce cas. Il en va de même d'un véhicule à deux portes. Les autres motifs d'ajournement et leurs conséquences sont décrits dans le guide sur l'ajournement à l'épreuve pratique.
Pourquoi la double commande : l'intervention du jury
La double commande n'est pas un accessoire de confort. Elle permet à l'évaluateur assis à l'avant de freiner à la place du candidat si la sécurité l'exige. L'article V.3 prévoit d'ailleurs que cet évaluateur suit, s'il n'y est pas déjà formé, « une formation à l'utilisation de la double commande organisée par la CMA ».
L'article VI, 4°, en tire la conséquence : « toute intervention sur le dispositif de double commande ou sur le volant de direction » par le membre du jury à l'avant « entraîne l'arrêt de l'épreuve et l'ajournement du candidat ». Aucune note n'est attribuée. La case « intervention sur les doubles commandes ou sur la direction » est cochée sur la grille, avec le motif et le lieu.
Si l'intervention immédiate serait dangereuse, sur un rond-point ou une voie rapide par exemple, l'évaluateur peut l'annoncer oralement ; le président confirme la décision dès que les conditions de sécurité sont réunies. L'article V.4 donne un cas explicite : l'usage non autorisé d'un couloir de bus provoque une intervention sur la double commande, donc l'ajournement. Les fautes qui conduisent le plus souvent à cette intervention sont détaillées dans le guide des fautes éliminatoires.
En pratique : où trouver un véhicule conforme et comment le prendre en main
Une voiture particulière de série n'a pas de double commande. Les candidats disposent de trois sources : le véhicule de leur centre de formation, avec l'attestation de mise à disposition ; un véhicule d'auto-école ; un véhicule de location spécialisé, avec l'attestation d'assurance du loueur et le contrat de location. Les droits d'inscription à l'examen ne couvrent pas cette location, selon l'article III.2.
Les loueurs spécialisés livrent en général le véhicule avec ses documents, un support pour le téléphone et un plan. Cenia Rent propose ainsi des Toyota Prius et Toyota Yaris Cross à boîte automatique dans les huit départements d'Île-de-France.
Les conseils suivants viennent de notre expérience dans les centres d'Île-de-France, pas du règlement :
Prenez le véhicule en main avant le jour J, ou au minimum une heure avant l'épreuve. Sur une Toyota hybride, le démarrage se fait pied sur le frein puis bouton POWER ; le véhicule est en marche quand le témoin READY est allumé, même sans bruit.
Repérez le levier de boîte, le frein de stationnement automatique, la climatisation et le support du téléphone avant que le jury s'installe. Les réglages pendant l'épreuve se font au moment proposé par le jury.
Côté passager, seules les pédales de la double commande comptent. Les éventuelles commandes de klaxon ou de clignotant de ce côté ne servent à rien pendant l'épreuve.
Le jury contrôle les papiers du véhicule avant le départ, souvent dans la boîte à gants : rangez-y le certificat d'immatriculation, l'attestation d'assurance et le procès-verbal de contrôle technique.
Une séance de préparation au volant du véhicule que vous présenterez évite les hésitations du jour J. Voir la page entraînement à l'examen pratique VTC.
Questions fréquentes
Oui. L'article V.1 du règlement exige un véhicule équipé de double commande, de doubles rétroviseurs intérieurs et extérieurs et de quatre portières, assuré et à jour du contrôle technique. Sans double commande, le jury peut ajourner le candidat avant le départ, selon l'article VI.
Oui, à condition qu'elle respecte les cinq exigences : assurance, contrôle technique, double commande, doubles rétroviseurs intérieurs et extérieurs, quatre portières. Une voiture de série n'a pas de double commande ; la plupart des candidats utilisent donc un véhicule de centre de formation, d'auto-école ou de location.
Non. Le règlement ne mentionne pas la boîte de vitesses. Les véhicules proposés par les loueurs spécialisés sont souvent automatiques, mais rien dans le règlement n'exclut un véhicule à boîte manuelle équipé d'une double commande.
Non. L'article V.1 précise que le véhicule présenté à l'épreuve peut ne pas correspondre aux normes de cet arrêté, qui s'applique aux véhicules des exploitants VTC en activité. Les seules conditions sont les cinq exigences du règlement et un état général satisfaisant.
Le jury peut ajourner le candidat avant le début de l'épreuve et rédige un procès-verbal, selon l'article VI. Le candidat doit régler de nouveaux frais, 118 € en Île-de-France, pour se représenter. En revanche, aucun passage ne lui est décompté sur les trois autorisés.
Le candidat. Il peut utiliser le véhicule de son centre de formation, avec une attestation de mise à disposition, ou louer un véhicule équipé auprès d'un loueur spécialisé, qui fournit l'attestation d'assurance à son nom et le contrat de location au nom du candidat.
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